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La Roquette

Bl laroquetteLe nom de LA ROQUETTE apparaît pour la première fois le 19 mars 1041, dans le cartulaire de l'Abbaye de Lérins. Avant cette date, sur le castrum Rochetta, il semble qu'il y ait eu un lieu de réunion de bergers nomades, car l'on a découvert le 17 avril 1924 une nécropole gallo-romaine sur le chemin dit de la Napoule ou de la font des borgnes. Ce chemin très ancien, conduisait de Mougins à Avignonet (ancien territoire qui comprenait Mandelieu et la Napoule).
Le 25 avril 1109, Pierre Ismidon, seigneur du lieu, prend l'habit de moine et fait donation du castrum Rochetta à l'Abbaye de Lérins.
En 1144, le Seigneur-Abbé y fait construire un prieuré. Puis les moines construisent plusieurs fermes qu'ils donnent en location à des paysans. Ceux-ci sont donc les premiers habitants sédentaires du village. Les céréales (blé et seigle) les légumes (lentilles et fèves), le chanvre et le lin feront l'essentiel des récoltes de la plaine durant le Moyen Age.
En 1390, le village est détruit par les soldats de Raymond de Turenne et les habitants survivants se réfugient à Cannes.
En 1471, le territoire ne compte que cinq bastides et l'on y cultive le riz, importé en 1497 par les colons d'Auribeau, des Piémontais. Cette culture qui favorise la stagnation des eaux et occasionne de nombreuses maladies (paludisme, malaria) sera interdite en 1719.
En 1665, on ne dénombre que 74 habitants, le territoire est devenu la propriété des habitants des communes voisines, les Grassois sont propriétaires à 65 % des terres.
Au milieu du XVIIe siècle, léger accroissement de la population fixe qui est surtout constituée de fermiers et de domestiques.
En 1698, il n'existe toujours que quelques bastides car l'insalubrité de l'air règne toujours dans la plaine de la Siagne.
Au cours de l'état 1707, les Impériaux Austro-Sardes ravagent toute la région, causant de nombreuses victimes.
Le Seigneur Abbé Philippe de Vendôme, décide alors d'établir un « Acte d'habitation et de repeuplement » stipulant que le village devra être reconstruit à l'extrême nord-est du territoire afin de l'éloigner de la plaine, toujours insalubre. Cet acte attire plusieurs familles de Mougins et de Mouans, les familles Combes, Funel, Martin et Panisse déjà propriétaires de terrains. L'acte de 1729 nous apprend que le village compte alors 15 maisons au village, une douzaine de bastides aux quartiers des Aspres et de la Lauve ainsi que plusieurs grandes propriétés appartenant à des nobles : J. de Calvy, G. du Roret et Ch. Luce, seigneur d'Andon et 44 familles qui, peu à peu, ont racheté les terrains aux propriétaires forains. De nouveaux quartiers voient le jour : les Gourguettes (petit gourg) et les Caillanques en 1744.
En 1745, l'indépendance est acquise et la communauté fait construire une église dédiée à St François de Sales.
Après l'épanouissement du XVIIIe siècle, la Roquette semble s'assoupir et vivoter malgré les travaux de curage et de drainage qui ont rendu la plaine salubre. Depuis, de nombreuses villas se construisent parmi les pins, les mimosas et les oliviers, et à la vieille fonction du village est venue s'ajouter celle de banlieue résidentielle.